Petite mise en garde avant de continuer : une fois que l’œil aura repéré ce détail sur les baskets des autres, impossible de faire marche arrière. On va se mettre à scruter les pieds de tout le monde dans la rue, dans le métro, à la sortie du bureau. Il y a ces baskets blanches qui dorment au fond du placard depuis des mois, un peu tristes, un peu has-been, qu’on n’ose plus ressortir parce qu’elles font trop « sortie d’école ». Et pourtant, un tout petit geste, qui ne coûte rien ou presque, suffit à leur redonner un coup de jeune spectaculaire. Oubliée la méthode classique apprise à l’adolescence, place à une façon de lacer qui change complètement l’allure d’une paire, sans passer par la case shopping. Le secret se cache dans un geste simple, repéré sur les modèles les plus en vue du moment.
- Le laçage droit classique donne un style daté aux baskets blanches, contrairement à la tendance des doubles-lacets vue chez Vans et Converse.
- La technique consiste à enfiler deux paires de lacets contrastées (couleurs ou matières différentes) dans les mêmes œillets.
- Il suffit de récupérer une vieille paire de lacets et de laver les lacets séparément pour éviter que le blanc ne jaunisse.
Le laçage classique, c’est fini : pourquoi les baskets blanches se réinventent
Le laçage droit, celui qu’on faisait sans réfléchir au collège, en croisant les lacets bien sagement d’un œillet à l’autre, a fait son temps. Pas qu’il soit moche en soi, mais il donne instantanément un air un peu daté, un peu scolaire, à n’importe quelle paire de baskets blanches. Le problème, c’est que ce type de chaussures reste un basique increvable du dressing, celui qu’on ressort toute l’année avec un jean, une robe fluide ou un tailleur décontracté. Du coup, difficile de s’en débarrasser, même quand elles commencent à sentir le réchauffé niveau style. La bonne nouvelle, c’est que la mode a trouvé une parade qui ne demande ni budget ni compétence particulière en couture. Il suffit de changer la façon dont les lacets s’enroulent autour des œillets pour transformer radicalement l’allure générale de la chaussure, lui donner ce petit twist qui fait toute la différence entre une paire qui traîne depuis trois ans et une paire qui a l’air fraîchement sortie du magasin.
Les doubles-lacets, la tendance qui vient de chez Vans et Converse
Celles et ceux qui traînent un peu sur les comptes mode ou qui ont jeté un œil aux dernières sorties chez Vans et Converse ont sûrement déjà repéré le truc : des baskets avec deux paires de lacets superposées, souvent de couleurs ou de matières différentes. C’est exactement de cette tendance dont il s’agit. Concrètement, il s’agit des doubles-lacets comme on peut les voir en ce moment chez Vans et Converse, un détail qui, sur le papier, paraît presque anodin mais qui change complètement la perception d’une chaussure. L’idée est simple : au lieu d’un seul lacet classique, on en enfile deux en même temps dans les œillets, en jouant sur les contrastes. Un lacet blanc associé à un lacet noir, un lacet plat superposé à un lacet rond, ou carrément deux teintes vives qui claquent l’une à côté de l’autre. Le résultat donne instantanément un effet plus travaillé, plus actuel, presque streetwear, sans toucher à la chaussure elle-même. C’est typiquement le genre de détail que les marques elles-mêmes mettent en avant sur leurs modèles les plus récents, preuve que la tendance n’a rien d’un délire isolé repéré sur les réseaux.
Comment adopter ce style sur ses propres baskets blanches
Pas besoin de craquer pour une paire neuve pour profiter de cette tendance, et c’est bien là tout l’intérêt. En quelques nœuds bien placés, les doubles-lacets transforment une paire de baskets blanches ordinaire en modèle qui semble tout droit sorti d’une collection actuelle, sans dépenser un centime de plus, ou presque. Il suffit de récupérer une seconde paire de lacets, qu’elle traîne déjà dans un tiroir ou qu’elle soit achetée pour quelques euros en mercerie ou en magasin de sport, et de l’enfiler en même temps que les lacets d’origine. Pour un rendu réussi, mieux vaut miser sur un contraste franc : du noir avec du blanc, une couleur vive avec du neutre, ou un lacet texturé avec un lacet lisse. Côté entretien, rien ne change vraiment, si ce n’est qu’il faut penser à laver les lacets séparément de temps en temps pour éviter que le blanc d’origine ne jaunisse à cause du contact prolongé avec une teinte foncée. C’est d’ailleurs l’occasion de réutiliser de vieux lacets qui traînent, plutôt que d’en racheter, un petit geste malin pour redonner vie à ce qu’on a déjà sous la main.
Au final, cette histoire de doubles-lacets illustre bien comment un détail minuscule peut complètement changer la perception d’un vêtement ou d’une paire de chaussures. Nul besoin de courir les boutiques pour se sentir à la page, parfois il suffit juste de regarder autrement ce qu’on possède déjà.

